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La Bio dans le Lot

En 2017, le Lot comptait 4 400 exploitations agricoles et l’agriculture occupait 43% de la surface du territoire et 6 % de l’emploi (MSA, 2017). La taille moyenne des exploitations est de 43.7 ha de SAU (CA46 2017) (moyenne nationale à 55 ha) (INSEE). Le Lot est le deuxième département de France pour la production de brebis viande.

L’agriculture Lotoise se caractérise par sa grande diversité agricole avec plus 12 filières représentées et des productions atypiques (fruits à coques, champignons, safran...).Cette diversité se retrouve également au sein des exploitations. Deux exploitations sur trois sont sous un signe de qualité (dont 7.8% en AB) et une exploitation sur 5 commercialises en circuit court (Site : lot.fr, consulté le 14/01/2020).

En 2018, le Lot compte 402 exploitations en bio soit 7.8% des exploitations du département répartie sur 20 020 ha soit 8.9% de la SAU du département (Observatoire Régionale de l’AB, 2019). Toutes les filières sont concernées sauf la filière palmipède gras qui ne peut être certifiée AB et l’aquaculture. Fin 2019, il y avait 485 exploitation bio. Soit une augmentation de 20 % par rapport à 2018.

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Chiffres 2019 sur 2018, de l'Observatoire Régional de l'Agriculture sur la Bio en Occitanie, ici

La production animale Bio lotoise


En 2018, sur les 402 exploitations bio lotoises, 29% (= 170 éleveurs biologiques et 21 000 hectares) ont pour activité dominante un élevage (9% en bovin viande - 6% en bovin lait - 4% en ovin viande). Les productions minoritaires dans le Lot se développent : poules pondeuses (+ 108.5 % d’effectifs), brebis laitières (+80%), et la poursuite des conversions de manière plus ou moins dynamique dans des filières plus classiques (bovins, ovins). Les chiffres issus des panoramas réalisés par Bio 46 en 2018.

Les enjeux principaux des filières d’élevages biologiques aujourd’hui, notamment allaitantes, sont :

  • L’amélioration de la valorisation des animaux (prix payé aux producteurs) et la correspondance des productions et des demandes (dans les deux sens) passant par une reconnaissance des qualités spécifiques à la production bio (race, saisonnalité, alimentation, qualité de la viande), l’effort de développement de débouchés en bio et de produits innovants par les opérateurs des filières, mais aussi le développement des pratiques de finition des animaux ;

  • L’autonomie alimentaire face aux évolutions climatiques (sécheresse estivale notamment, pluies plus rares mais abondantes…) via la cohérence entre les surfaces fourragères et le cheptel et le développement de stratégies fourragères résilientes ;

  • Le maintien et le développement du maillage territorial d’opérateurs économiques des filières bio, à savoir : abattoirs, ateliers de découpe, transformateurs, metteurs en marché, organisations de producteurs, distributeurs (magasins, bouchers, établissements publics et privés…), adaptés et/ou spécialisés en AB ; collecteurs et transformateurs pour le lait.

 

BOVIN VIANDE

Ils sont une quarantaine d'élevages bio avec des conversions récentes d’ateliers conventionnels orientés traditionnellement sur la production de broutards. Le Lot fait en effet partie d’un bassin historique (Massif Central) de production de « maigre », c’est-à-dire d’animaux jeunes, élevés au pré avec leur mère jusqu’à un âge de 7 mois à un an et vendus sans être engraissés à des élevages engraisseurs en France ou à l’export vers l’Italie, l’Espagne, le Maghreb où ils seront engraissés…Aucune filière bio n’existe sur ce modèle. Le modèle du « maigre » pose donc réellement question lors des conversions.

Nos enquêtes de 2018 révélaient que les élevages bovins bio sont très diversifiés sur le département, allant de 10 à 90 vaches mères (moyenne autour de 32 vaches) avec 1.5 UTH travaillant sur la ferme pour une moyenne de 120 ha.

Les races utilisées sont des races bouchères (Limousine, Blonde d’Aquitaine) et rustiques (Salers, progression de l’Aubrac sur les Causses en remplacement d’ateliers ovins). Ces élevages valorisent une majorité de prairies permanentes (58% des surfaces en moyenne), et de prairies temporaires (28%).

On trouve :

  • Le broutard ; près de 45% des élevages bio sont positionnés sur cette filière et se confrontent à l’absence de débouchés en bio pour leurs produits (animaux non engraissés)
  • Le veau rosé ; 40% des élevages concernés ; ces veaux sont écoulés à 70% en vente directe, du fait de la difficulté des filières à placer ce produit sur le marché (hormis transformation et RHD)
  • Le veau sous la mère ; 15% des élevages ; 60% des animaux sont écoulés via la filière Label Rouge « veau sous la mère », offrant souvent une meilleure rémunération que les débouchés bio (Unébio, Unicor), même si des débouchés existent pour ces animaux de moins de 6 mois en bio (Pré Vert notamment).

Les bœufs et les génisses grasses sont produits dans une minorité d’élevage. Les vaches de réforme sont majoritairement valorisées en bio, 66% via des opérateurs spécialisés en bio hors département (Unébio, Pré Vert), 17% en vente directe, 7% localement (Capel, Castel Viande). De nouvelles filières se construisent (Tendre d’Oc par ex.)

Au total, 70% des animaux bio lotois sont valorisés dans des débouchés bio, dont 31% grâce à la vente directe.

 

BOVIN LAIT

Une vingtaine d’ateliers se répartissent sur la moitié nord-est et l’extrême sud du Lot. 88% des élevages bio enquêtés utilisent la race Prim’Holstein mais beaucoup réfléchissent à des croisements plus adaptés à la production biologique. Les troupeaux varient de 12 à 90 vaches laitières, avec une moyenne à 55 vaches, pour une moyenne de 120ha et 2.2 UTH par ferme.

Ces élevages valorisent des prairies majoritairement (74% de prairies permanentes et temporaires, et des cultures (22% des surfaces) notamment pour les méteils et le maïs ensilage.

La production varie de 160 000 à 380 000L de lait produit par an (moyenne à 264 000). Le prix du lait bio est porteur pour cette filière, qui, en conventionnel, s’essouffle.

Sur le Lot, les solutions de collecte sont multiples. La coopérative Biolait passe sur deux circuits. Volcalis (Cantal) et Sodiaal sont également présents.

Trois élevages transforment leur lait, principalement en yaourts vendus localement (RHD et magasins), et cela se développe.

Souvent, le passage en bio dans un élevage bovin laitier induit de très nombreuses réflexions chez les éleveurs, et des changements progressifs : adaptation de la génétique du troupeau et à sa conduite en bio (plus d’herbe, moins d’ensilage), de ses objectifs (livraison de lait et/ou transformation), adaptation au niveau de production permis/ souhaité, réflexion sur la transformation (multiples possibilités) face à une demande soutenue, réflexion sur le système fourrager et le rationnement du troupeau face aux aléas climatiques fréquents…

En bovin laitier, la valorisation de la viande est un atout supplémentaire. En effet, la demande en viande bio, tournée sur la viande hachée, tire vers le haut la demande en vaches laitières bio de réforme (vendues par l’intermédiaire de coopératives en bio ou conventionnel (Unébio, Unicor, La Capel) ou de négociants).

Cependant, l’ensemble des veaux, laitiers ou croisés avec un taureau de race bouchère, sont encore vendus en circuit conventionnel, par l’intermédiaire de négociants ou de coopératives (principalement La Capel).

 

OVIN VIANDE

Le Département du Lot occupe la 2ème place d’Occitanie en ce qui concerne le cheptel ovin allaitant bio. La production d’agneaux bio est l’une des plus importantes productions du Département. Elle est identitaire (race Caussenarde).

Les élevages bio d’ovin viande sont une quarantaine dans le Lot. 65% des élevages bio enquêtés étaient en pure race Caussenarde, naturellement dessaisonnée, MAIS, dont la conformation en pure induit une mauvaise valorisation des agneaux pour les éleveurs bio.

Pour les autres, des races bouchères sont utilisées (Charollaise, Berrichonne, BMC, Lacaune…) et quelques races rustiques (Solognote…). Ces élevages valorisent des parcours des Causses (37% des surfaces en moyenne), des prairies permanentes (28%), et de prairies temporaires (13%), des landes et bois (13%).

La production est saisonnée en deux périodes : sorties des agneaux en fin de printemps et à l’automne.

Les ateliers ovins sont très diversifiés sur le département, allant de troupeaux de 30 à 680 brebis (moyenne autour de 162 brebis) avec 1.3 UTH travaillant sur la ferme pour une moyenne de 100 ha.

Sur les 6 000 agneaux lourds bio produits (abattus le plus souvent à 6 mois en AB), 80% sont valorisés en AB (dont 45% d’entre eux grâce à la vente directe par les éleveurs). Aprovia, basé à Capdenac (12) achète 34% des agneaux bio produits dans le Lot (et 61% des brebis finies), fort de son positionnement historique sur le bio ; 13 % des agneaux sont vendus à des négociants privés. Les opérateurs lotois, ne représentent que 5 % des agneaux commercialisés (Geoc, Capel).

Aujourd’hui, cette filière est confrontée à un manque de valeur ajoutée sur toute la filière, dont pâtissent en 1er lieu les éleveurs, mais aussi une difficulté à positionner les animaux sur des débouchés à la fois locaux et de nouveaux débouchés (restauration, transformation, marché maghrébin pour la brebis…).

 

BREBIS LAITIERES

Une dizaine d’ateliers sont implantés dans le Lot avec des effectifs importants en conversion, et une évolution marquée.

La plupart des éleveurs transforme pour une vente directe avec une forte demande locale (particuliers, magasins, RHD). Le marché du lait de brebis bio est également porteur.

La fromagerie La Lémance, par ex., transforme également du lait de brebis.

En élevage laitier, l’enjeu est fort de maintenir une performance du système fourrager et alimentaire pour garantir un bon niveau de production, tout en l’adaptant.

 

VOLAILLES

Les filières chair et pondeuses regroupent respectivement une quinzaine et une vingtaine d’ateliers bio sur le Lot. La filière poules pondeuses connaît une forte progression, (nombreux projets de diversification ou d’installation avec un atelier pondeuses).

En pondeuses, les bandes varient de 50 à 900 poules, avec des parcours allant de 1000m2 à 3 ha. Parmi les élevages enquêtés, 100% des œufs bio sont valorisés en direct. En chair, le nombre de poulets produits varie de 2000 à 24000 poulets par an, avec des modèles très différents, depuis l’abattage à la ferme et la vente directe des poulets sur le marché, à la vente en vif en filières longues (Terres du Sud par ex.).

Dans le Lot, les solutions d’abattage et de découpe des volailles en bio sont pour l’instant quasi inexistantes pour les éleveurs. Un projet d’atelier d’abattage et de 1e transformation des volailles s’installe à Gramat accompagné par la Chambre d’Agriculture du Lot (« Les Plumes du Causse »). Bio 46 a fourni les informations concernant la certification bio de ce type d’atelier et souhaite poursuivre cette démarche. En effet, de nombreuses demandes émergent pour des poulets de chair bio entiers ou découpés du côté des magasins bio, de la RHD etc. D’un autre côté, de nombreux éleveurs de poules pondeuses souhaiteraient transformer les poules pondeuses (pâté, rillettes, poules en gelée…).

 

PORCS

La production de porcs bio est présente dans 8 à 10 ateliers lotois. Elle se divise en deux typologies d’élevage :

  • Deux éleveurs spécialisés dans les naissances (50 truies et 22 truies), commercialisant des porcelets en filières coopératives principalement (Capel Païso). Ces élevages sont nécessaires à l’installation d’engraisseurs bio et les rythmes de production sont vraiment imbriqués ;
  • Des élevages naisseurs-engraisseurs, de moins de 10 truies le plus souvent sur le Lot, principalement en porc noir plein-air (un élevage sur paille), avec des cochons de 10 à 15 mois vendus intégralement en circuits courts (demande supérieure à l’offre).

Cette production est très technique. Le démarrage en bio n’est pas aisé (coût, biosécurité, maîtrise des naissances/difficile approvisionnement en porcelets bio, coût des bâtiments), est amenée à se développer, face à une consommation en forte hausse.

Aujourd’hui, en production porcine bio, le défi repose sur :

  • La maîtrise du coût de l’aliment et l’efficience du système alimentaire ; des essais et innovations (graines toastées, lupin, parcours à haute valeur protéique) à suivre
  • Le lien entre les élevages naisseurs et engraisseurs afin de favoriser les installations bio dans le Lot.
  • La réponse à une demande toujours croissante en bio avec des systèmes viables et à taille humaine.

 

Pour le Lot, plusieurs projets d’installation (porc noir plein-air) ou de diversification (valorisation du petit lait, diversification noix et agneaux) sont en cours de réflexion. Les systèmes en bâtiment, très coûteux, sont peu représentés.

 

CAPRINS

Une quinzaine d’élevages bio se répartissent sur le Lot (dont 1 en AOP Rocamadour + bio). La filière conventionnelle est dynamique du fait de l’AOP Rocamadour présente sur presque toutes les communes du Lot et offrant un prix du lait attractif (inférieur au bio) avec moins de contraintes que le cahier des charges bio, notamment sur l’exigence de pâturage, redoutée par les éleveurs conventionnels (parasitisme).

Les possibilités de collecte du lait bio se sont développées notamment avec la fromagerie La Lémance, basée dans le Lot-et-Garonne depuis 1998 qui est à la recherche de d’avantage de lait de chèvre bio français. La Lémance transforme 5.5 millions de litres de lait , dont 3 millions livrés par Chèvre Bio France, 500 000 L en direct avec des éleveurs (dont lotois) et encore 2 millions d’importation. Cette fromagerie est un partenaire historique de la SAS Chèvres Bio France, créée en 2016, se voulant sur le même modèle de développement que Biolait.

La filière caprine biologique ne se confronte pas actuellement à des problématiques de commercialisation. En effet, d’une part la demande nationale en lait de chèvre bio est supérieure à l’offre et d’autre part, la demande locale pour des fromages de chèvre bio est dynamique et ceux-ci bénéficient d’un des meilleurs rapports de valorisation au litre de lait produit. Le défi en élevage caprin biologique se situe plutôt sur un curseur technique, lié à la gestion du pâturage et du parasitisme, surtout dans un département où une AOP bien structurée existe déjà et permet un mode d’élevage moins contraignant (chèvres en bâtiment toute l’année).

La production végétale Bio lotoise


En 2018, les exploitations avec une production végétale représentent 66% des exploitations bio du département (hors production de fourrage). Les productions les plus représentée sont l’arboriculture (17% des exploitation), la production de légumes (15%), la viticulture (14%) et les grandes cultures (13%) (Observatoire Régionale de l’AB, 2019).

Le principal défi de la filière végétale est sa résilience face aux aléas climatiques et notamment aux événements climatiques extrêmes : gel tardif, sécheresse, canicule, pluie intense, indice UV élevé, écart de température,…) qui nécessitent un accompagnement global :

  • Agronomique : choix variétal, choix des périodes de semis, rotation longue, gestion des ravageurs et des maladies, …

  • Agro-écologique : installation d’infrastructures agro-écologiques, connaissance biologique et écologique des maladies et des ravageurs, …

  • Matériel : matériel d’irrigation et de protection des cultures (tunnel, filet paragrel, ...)

  • Économique et financier : diagnostic de résilience économique, aide et accompagnement à l’investissement, …

  • Transversale : diversification de la production ou des revenus, …

Dans ce contexte, Bio 46 se construit peu à peu un réseau d’acteurs locaux, nationaux voir internationaux permettant l’échange et l’expérimentation pour mieux accompagner et conseiller nos agriculteurs face à ses problématiques. Nous n’hésitons pas à collaborer à des projets nationaux pour participer aux expérimentations (Prairies à Flore Variée, Réseau Bio Climat) et à l’essaimage des pratiques innovantes.

 

FRUITS

La production de fruits dans le Lot est principalement représentée par les producteurs de fruits à coques comme la noix et la châtaignes, production de niche, à très forte valeur ajoutée disposant d’opérateurs spécifiques qui peu à peu s’ouvrent à la production bio. Les producteurs de fruits à noyaux et/ou à pépins sont généralement d’anciens vergers conventionnels convertis à la bio ou de diversification au sein des fermes. La demande en fruits biologiques lotois est importante et la dynamique d’installation et de diversification est là.

 

LEGUMES

L’enquête réalisée en 2019 par Bio 46 auprès des producteurs de légumes bio du Lot (Cf Panorama de la production légumes Bio du Lot) révèle des profils de fermes contrastés allant de la petite ferme maraîchère vivrière, aux légumiers, en passant par les maraîchers diversifiés. Ce travail a également révélé la difficulté des producteurs à caractériser leur production : volume produit, coût de production, stratégie de commercialisation, … L’attachement aux circuits-courts, notamment à la vente directe et la diversification des fermes (70% des fermes) restent les points communs des producteurs de légumes Lotois.

La réalité socio-économique des exploitations et le contexte lotois (géographie, faible bassin de consommation, saturation des marchés de plein vent, …), nécessitent de poursuivre les actions d’accompagnement des producteurs dans la structuration de la filière dans ce contexte de développement. Le principal enjeu de la filière légumes bio du Lot est de répondre à la demande en légumes frais tout en maintenant la qualité dans le respect des valeurs de la bio. Le manque d’opérateurs locaux reste un frein à l’approvisionnement en local des légumes bio.

 

VITICULTURE

La filière viticole bio lotoise a connu entre 2017 et 2018 une augmentation 43% de ses surfaces en bio résultant de la volonté des coopératives à répondre à la demande en vin biologique dans cette filière viticole locale reconnue pour sa qualité et son organisation professionnelle. Ses principaux défis sont la gestion des maladies et des ravageurs sur les territoires aux contextes pédoclimatiques contraignant (fond de vallée) et dans un contexte réglementaire plus strict (restriction à l’usage du cuivre…).

 

LEGUMINEUSES

Le changement des habitudes alimentaires passe par la diminution de la consommation de viande au profit des légumineuses (lentilles, légumes secs (pois chiche, soja …)). Cette famille de plantes est riche en protéines (alimentation) et capte l’azote de l’air et la restituer au sol (agronomie). Ainsi, elle rentre souvent dans les assolements des fermes en agriculture bio et constitue pour les paysans boulangers et les céréaliers un complément de production très bien valorisé. Bien que les surfaces en protéagineux (+51%) et en légumes secs (+58%) soient en forte augmentation dans le Lot depuis 2017, les surfaces (294 ha et 52 ha) et l’organisation de filière ne répondent pas encore à la demande locale.

 

CULTURES

la filière céréalière suit une dynamique plus faible (17%) principalement dû à l’installation des paysans boulangers et à la conversion de céréaliers. Depuis 1 à 2 ans, des projets de production de chanvre, d’orge brassicole et de houblon apparaissent.

 

PPAM

La filière Plantes à Parfums Aromatiques et Médicinales (PPAM) est caractérisée par une grande diversité de production (safran, lavande, lavandin, thym, …) et de possibilités de transformation (alimentaire, cosmétique, pharmacie…). Elle est positionnée sur des circuits de commercialisation tant spécifiques (laboratoire, pharmacie, …) qu’en vente directe. La production de PPAM se retrouve au sein de petite ferme ou dans le cadre de projets de diversification. Le principal défi de la filière réside dans le maintien de la qualité et de la reconnaissance de la production lotoise dans un contexte de développement massif de l’offre.